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Gabba Gabba Hey
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« Te souviens-tu du jour où tu ne m’as plus aimé?
Moi je crois bien que je m’en souviens. Il y avait dans tes yeux une lumière que je n’avais plus vue depuis longtemps même lorsque par hasard tu portais ton regard sur moi. Je ne te reproche rien. C’est juste qu’à force d'insatisfaction l’amour se transforme en haine dans le meilleur des cas et en dégoût le plus souvent. Voilà, ce jour-là, j’ai compris, et c’était bien avant que tu t’en ailles. Bien avant que tu t’en rendes compte.

Au rythme d’un rock nostalgique et furieux, un homme fait le récit de son histoire et de sa désillusion de New York à Paris, de Tel-Aviv à Bruxelles.
Ce type dit simplement les choses de sa vie. L’amour, la déchirure, la fébrilité. L’errance entre les époques, celles où les barbares baladaient, entre deux riffs, une ligne
d’« amertume », un bourbon, leurs souvenirs évanouis en fumée.
Bien sûr, il y a le rock, ce rythme binaire, le vieux boogie d’une beat génération qui continue malgré tout. Il y a tout simplement la vie, le silence intérieur tapissant la fureur du monde, des autres, de ces autres qui vous renvoient à la gueule les plus vieilles questions du monde.
Questions auxquelles il n’y a pas de réponse, à part celles que le personnage trouvera ou croira trouver. Mais peu importe. Cette quête, si elle existe, sera menée dans un flou magistral, permanent. Humain et cruel. Les choses de la vie en quelque sorte.
Ces choses, que ceux-là même à qui elles arrivaient, qualifiaient de si peu importantes qu’ils leurs répondaient par NO FUTURE !

Gabba Gabba Hey ! est le premier roman de Stingo Meyer.

DU MÊME AUTEUR CHEZ LE MÊME ÉDITEUR
« Je ne me souviens plus très bien… », in Petite Ceinture, 2006 « La Fiancée du saigneur », in Bains-Douches, 2007


31-01-2008 | Envoyer | Commentaires (5) | Lu 5438 fois | Public
 
  le 02-02-2008 :   PaulaM
  Des histoires qui se recoupent, se chevauchent, se répètent dans leurs variations créent une atmosphère étouffante et obsessionnelle et pourtant si pleine d'humanité.
  le 04-02-2008 :   JYB
  Ceux qui ont trainé leurs 20 ans à travers les 70 et qui en gardent le goût ne peuvent que reconnaître l'univers allumé-déjanté de Stingo et le suivre dans son Gabba Gabba Hey Blues.
  le 27-03-2008 :   Lily
  Gabba gabba hey! ou comment passer avec maestria du personnel à l'universel et donner au lecteur l'occasion de faire un voyage introspectif en compagnie de personnages dont les petites ou grandes faiblesses s'étalent à grand bruit pour mieux protéger l'infinie délicatesse du coeur.
Il me tarde déjà de lire le prochain.
  le 18-04-2008 :   Coco
  Ce roman est une succession d'instantanés, souvenirs d'échecs, de coups de gueule, de desillusions;mais aussi de rares moments d'amour et de tendresse.
Roman noir qui ne sombre jamais dans la désespérance grâce à un style enlevé dont l'humour est toujours présent en demi-teinte.
Roman intime qui ne sombre jamais dans le voyeurisme ni dans la complaisance grâce à l'auto-dérision qui fait du personnage central, déjanté, inadapté non pas une victime brisée par la vie mais un homme tout simplement avec ses travers,.
L'auteur évite l'écueil du larmoiement et la conclusion est particulièrement émouvante.
Bravo .
  le 23-01-2009 :   ML
  Salut Stingo.
Un soir à la porte d'Orléans autour d'une bouteille de Jack... et 10 ans plus tard j'ai le plaisir, un peu triste quand même, de lire Gabba Gabba Hey! NO FUTURE qu'ils disaient...On le dit encore et toujours. Peut être que c'est juste le souhait de vivre un lendemain plus heureux? C'est un livre au sombre espoir. Alors c'est beau, vivant, c'est la vie avec ses travers, ses baffes qu' on se prend en pleine poire sans s’y attendre. Et comme dit Lily le 27-3-08: "du personnel à l'universel", c'est aussi avec maestria que le lecteur passe de cet universel au personnel. On se croise dans ce roman.






















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